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Où étiez-vous le 29 mars dernier?

2 mai 2012

Par Guylaine Maltais

Je devais y être, j’étais inscrite depuis des semaines, mais pour des raisons de logistiques familiales c’est finalement sur Twitter que j’ai suivi cet événement unique tenu le 29 mars dernier à Toronto : La conférence sur les médias sociaux, la gestion d’urgence et la communication de crise. Organisé par le Gouvernement de l’Ontario en partenariat avec Sécurité Publique Canada et l’Université de Toronto, l’idée originale de l’événement revient à Patrice Cloutier, un partenaire des médias sociaux en gestion des urgences.

Cet événement majeur et unique dans le domaine a permis de regrouper plus de 200 personnes œuvrant dans les secteurs gouvernementaux : municipal, provincial, fédéral (du Québec, de l’Ontario, du Manitoba et du Yukon) ainsi que des ONG, des services incendies et de sécurité publique. Une vingtaine de conférenciers, experts canadiens et américains ont ainsi alimenté l’audience, présente physiquement et virtuellement, améliorant ainsi leur pratique des médias sociaux dans la gestion des urgences tout en échangeant sur la sécurité civile.

Bien que ce ne soit rien comme d’y avoir pris part en chaire et en os, je vous présente certains propos d’un billet de William MacKay, un collègue de PTSC-Online, au lendemain de l’événement.

L’implication de la technologie pour les organisations – en urgence ou non

  1. on doit avoir confiance dans le pouvoir de la technologie et de comment elle peut rendre les choses meilleures ;
  2. les médias sociaux transforment les organisations ;
  3. pour que les médias sociaux et la technologie rencontrent ou atteignent leur potentiel, nous devons focusser sur l’autonomie au lieu du contrôle «top down» ;
  4. les nouveaux services 911 sont construits sur des plateformes digitales ;
  5. etc.

Quant à l’utilisation des médias sociaux en gestion d’urgence, voici quelques uns des points soulevés par William :

  1. la gestion des mesures d’urgence, à l’ère du digital et des médias sociaux, implique plus que la gestion de l’événement, mais elle inclue aussi comment nous la gérons ;
  2. l’information n’est pas suffisante, elle doit être pertinente et utile ;
  3. fournir de l’information est la première aide psychosociale ;
  4. les gens qui vous critiques sur les médias sociaux fournissent l’opportunité de changer leur pensée ;
  5. utilisez les médias sociaux comme une communication bidirectionnelle : ils ne sont pas uniquement des moyens de diffusion ;
  6. si vous essayez de contrôler les médias sociaux, vous commencer du mauvais pied ;
  7. nous ne sommes pas à l’époque du contrôle du message ;
  8. etc.

Suite à l’événement, Patrice Cloutier a mentionné : «maintain strong content on your SM plateform and other comms channels to be a destination of choice when a disaster occurs…» Les mots de Patrice ne peuvent pas être plus clairs : il est donc essentiel pour les acteurs en mesure d’urgence de se préparer «digitalement» maintenant, avant que ne survienne le prochain sinistre.

Pour ces responsables des mesures d’urgence ainsi que pour les communicateurs de risque et de crise, il s’agit d’une façon complètement différente de planifier. Désormais, les médias sociaux et la technologie mobile constituent des outils avec lesquels on doit composer, autrement un trop grand auditoire sera laissé pour compte.

Et vous, êtes-vous digitalement prêt à affronter la prochaine urgence?

Les recommandations du jour :

  1. Patrice Cloutier : la personne à l’origine de cet événement, l’un des plus influents actuellement sur le web en SMEM. Son blogue : http://crisiscommscp.blogspot.ca/et sur Twitter @patricecloutier
  2. William MacKay et sur Twitter @PTSC_Online
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2 commentaires
  1. Quel bon article. Et merci de faire ce topo pour tous ceux et celles qui auraient voulu participer à cet événement d’envergure. Le point 3 est extrêmement pertinent, car Informer c’est aider !
    Pour ce qui est du contrôle du message, il est vrai qu’il doit y avoir un certain « lâcher prise » de la part de l’organisation. Par contre, en ce qui concerne le contenu même du message en urgence, il est quelque fois légitime de vouloir le contrôler pour assurer la santé et sécurité de nos sinistrés ou citoyens. Les médias sociaux offrent cette fabuleuse possibilité à toutes les organisations de ne plus être à la merci des intermédiaires (médiatiques) pour rejoindre les personnes touchées par le sinistre. C’est, selon moi, une des raisons intéressantes pour intégrer les médias sociaux dans notre gestion des urgences.
    Bonne soirée 🙂
    Judith G.

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  1. Vous faire connaître à l’échelle canadienne? Ici, c’est possible! « Médias sociaux en gestion des urgences #MSGU

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